Future Darkly: The Ghost Rocket
2019·40 min·82% liked·55.8K Vues
Roger est tout seul dans un champ vide, en boxer et avec un bonnet en papier d’alu, il descend une boisson énergétique à grandes gorgées tout en boulonnant son antenne maison sur le plateau du pick-up. Il râle dans le micro attaché à son poignet en racontant les apparitions de fusées fantômes en 2006 que les fédéraux qualifient de conneries. « C’est fini, bande de salauds ! » il hurle, il s’étale de la vaseline sur les pecs, il se colle des écouteurs dans les oreilles, il allume la machine et la pointe vers le ciel. Un grésillement strident lui vrille le crâne jusqu’à ce qu’un rayon aveuglant frappe l’antenne et la fasse fondre ; Roger s’effondre comme une masse. On le retrouve sur le chemin du retour, en train de jurer et de balancer l’antenne foutue par la fenêtre. Les freins couinent : une nana canon en combinaison argentée moulante est plantée au milieu de la route, ses cheveux claquent comme dans une pub pour shampooing. Elle plaque ses mains sur la vitre et balance un flot de paroles incompréhensibles. Il baisse la vitre. Elle s’arrête, son cerveau d’ordinateur se réinitialise, puis elle demande en anglais si elle peut monter dans la voiture et se reproduire avec lui. Il veut savoir qui elle est ; elle brandit l’antenne qu’il vient de jeter. « Je réponds à votre signal. Me reproduire avec un mâle humain, c’est vous ? » Il exige une preuve. Elle ouvre littéralement son visage en deux, lui montre quelque chose qui lui donne l’impression que ses couilles remontent dans sa gorge. Il lève les mains en geignant que oui, il est très humain. Elle rabaisse son masque humain et lui annonce qu’il leur faut une chambre de reproduction tout de suite. La chambre de Roger se résume à quatre posters d’ovnis, une pile de dossiers et un matelas pneumatique qui grince. Elle entre, renifle le bordel comme si c’était une expérience, et décrète que les mâles humains sont primitifs. Roger débarrasse le matelas ; elle lui ordonne de donner sa semence pour déclencher son excitation, retire son haut et pose ses mains tremblantes sur ses seins nus. C’est le paradis. Elle sort sa queue, la tripote comme du braille, émerveillée par « cet humain fascinant », puis l’avale tout entier. Après une pipe mouillée et bruyante elle grimpe dessus et le chevauche sauvagement ; les yeux de Roger se révulsent, comme s’il avait gagné au Loto, jusqu’au moment où elle inverse les rôles et où c’est lui qui se fait sonder.
Réalisateurs:Bree Mills













